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Obésité

1951-5995
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 ARTICLE VOL 4/2 - 2009  - pp.105-111  - doi:10.1007/s11690-009-0186-0
TITRE
Se restreindre dans un environnement d’abondance alimentaire. Les effets des stimuli alimentaires sur la consommation et le poids

TITLE
Restricting food intake in an environment where food is abundant. The effects of food cues on food intake and weight

RÉSUMÉ

La préférence bien documentée pour la minceur du corps féminin, qui prévaut dans la culture occidentale depuis quelques dizaines d’années, conduit à une incitation toujours plus forte à faire des régimes pour perdre du poids afin de correspondre à l’idéal minceur. Malheureusement, notre recherche des 30 dernières années a démontré de façon répétée que les personnes qui sont perpétuellement au régime (c’est-à-dire en restriction cognitive) ont davantage tendance à vivre des épisodes de désinhibition (c’est-à-dire de perte de contrôle) et à trop manger qu’à réussir à s’inhiber ou à manger moins. Nous avons assisté simultanément à une augmentation du phénomène des régimes et de la disponibilité et à la palatabilité des aliments. Les incitations à consommer sont maintenant omniprésentes dans la société, formant un « environnement toxique » en ce qui concerne les aliments et l’acte alimentaire. J’aborderai les effets de ces incitations omniprésentes à manger sur le comportement alimentaire, notamment sur celui des mangeurs en restriction cognitive et/ou au régime de façon chronique. Il semblerait tout particulièrement que la vue, l’odeur, le goût et la simple présence de grandes quantités ou de grandes portions de nourriture conduisent à une augmentation de la prise alimentaire, surtout chez les personnes les plus soucieuses de contrôler leurs apports, c’est-à-dire les mangeurs en restriction cognitive et/ou au régime de façon chronique. Les observations indiquent ainsi que la présence de stimuli alimentaires agréables interrompt les tentatives de régime et de restriction. Je présenterai des études montrant que l’absence d’incitations à manger peut en effet inhiber les prises alimentaires et donc aider à diminuer les apports. Les périodes de pénurie de nourriture et d’absence de stimuli alimentaires pourraient donc faciliter le fait de manger moins et limiter ainsi les apports énergétiques. Malheureusement, cependant, avec les stimuli alimentaires omniprésents de la culture occidentale, notre société favorise plus facilement l’augmentation de la consommation alimentaire que sa diminution. Il ne semble pas réaliste de vouloir essayer d’empêcher nos patients en surpoids d’être exposés à des incitations à manger. Nous devrons plutôt chercher des stratégies qui les aideront à ne pas se laisser emporter par celles-ci.



ABSTRACT

The well-documented preference for thin female physiques that has prevailed in Western civilisations over the last few decades has produced an ever-increasing emphasis on dieting to lose weight and fit the thin ideal. Unfortunately, our research on restrained eating over the last three decades has demonstrated repeatedly that chronic dieters (whom we call restrained eaters) are more inclined to disinhibition (or losing control) and over-eating than they are to successful inhibition and under-eating. During the period in which dieting has become more prominent and widespread, food availability and attractiveness have both increased, and food cues are now ubiquitous, leading to a “toxic environment” with respect to food and eating. I discuss the effects of these ever-present food cues on eating behaviour, particularly on the eating of restrained eaters/chronic dieters. Specifically, it seems that the sight, smell, taste and mere presence of large amounts or large portions of food lead to increased eating, especially in those most anxious to control their food intake i. e. restrained eaters/chronic dieters. Thus, the data indicate that the presence of attractive food cues disrupts attempts at dieting or restricting food intake. On the other hand, I additionally review evidence demonstrating that the absence of food cues can actually inhibit eating behaviour, and thereby help build self-control with respect to eating. Periods of food (cue) scarcity might thus promote dieting and minimal eating behaviour. Unfortunately, however, with food cues so ever-present in Western civilisation, our society is now more conducive to overeating than eating less. It does not seem practical to try and prevent our overweight patients from being exposed to food cues, so we must focus instead on strategies to help them overcome the lure of such triggers.



AUTEUR(S)
J. POLIVY

MOTS-CLÉS
Restriction cognitive, Incitations à consommer, Stimuli alimentaires, Comportement alimentaire

KEYWORDS
Cognitive restriction, Food cues, Eating triggers, Dietary behaviour

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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